"Vous êtes bénéficiaire du RSA socle. A ce titre, vous avez droit à un accompagnement personnalisé pour vous aider dans vos démarches et vous devez vous engager, en contrepartie du versement du RSA, à entreprendre toutes les démarches et actions nécessaires pour une meilleure insertion sociale et professionnelle et à répondre à vos obligations administratives."

(Droits et devoirs du bénéficaire, DASES, 2017)

Le public accueilli

SIS accompagne les personnes bénéficiaires du RSA parisiens, ayant des troubles psychiques et / ou des problèmes d'addictions. 

Ainsi, l'équipe propose à chaque allocataire un accompagnement global et personnalisé, véritable projet de vie individuel pouvant permettre de faire redevenir pertinent un projet d’insertion sociale et professionnelle.

L'accompagnement spécifique

La spécificité de SIS est son de proposer un accompagnement psycho-social et professionnel. La finalité étant de rendre autonome au maximum les personnes en prenant en compte leur problématique de santé mentale et / ou d'addictions. 

Pour ce faire, il est important de travailler tout à la fois sur le court terme comme sur le moyen-long terme (pour que la personne puisse se stabiliser sur un projet « pérenne »). Il faut ainsi aider la personne à rechercher, trouver et mettre si possible en application ses propres solutions pour régler les différents problèmes auxquels elle est confrontée. 

Ceci étant, l’autonomisation et la construction d’un parcours évolutif sont les clefs de voûte de cet accompagnement, dont le but ultime est que la personne puisse s’en passer.

 

Le référent unique

Chaque bénéficiaire a un « référent unique d’insertion » qui coordonne le parcours d’accompagnement. Les référents exercent leur fonction de manière complémentaire et transversale, et ils sont en lien avec les partenaires sociaux et médico-sociaux extérieurs.

Les premiers entretiens individuels sont essentiels, car permettent de rédiger, avec la personne, un contrat d’engagements réciproques, sorte de « photographie à Instant T » qui, non seulement, donne des éléments essentiels sur le parcours antérieur et sur les « attentes » de la personne, mais va aussi permettre de personnaliser au plus près le travail d’accompagnement. 

La logique d'individualisation

Pour SIS, il n’y a pas d’élaboration de parcours sans individualisation des réponses. Chaque personne accompagnée est considérée comme un individu ayant une situation problématique unique et qui exige des réponses personnalisées, tenant compte de ses freins mais surtout de ses potentialités. L'accompagnement est donc adapté et a pour objectif de rechercher des réponses adaptées au vécu et aux besoins de chacun.

Toute personne accueillie est considérée comme une personne capable de faire évoluer sa situation,  d'être actrice de son parcours pour aller vers une insertion sociale et professionnelle durable.

Bien sûr, avec l'expérience et du fait de sa spécificité, SIS sait qu’un problème de trouble psychique et/ou d’addiction peut être un frein considérable à l’insertion sociale et professionnelle, d’où la nécessité de pouvoir proposer à l'allocataire, avec l’appui de partenaires, un accompagnement vers les soins. Ainsi, la prise en compte « santé » est soit un des premiers objectifs du suivi, ou au contraire aborder en parallèle des démarches d'insertion socioprofessionnelle, en fonction de la nature des besoins de la personne.

Un lien avec les partenaires de soins est donc primordial et se réalise quasi systématiquement, pour qu’un travail en concertation, dans le respect du secret médical, et avec l’accord de l'allocataire, puisse être mis en place.

 

La notion d'étapes

La notion d’étape est essentielle dans le processus d’accompagnement, et il ne faut surtout pas vouloir les brûler. Si une personne n’est pas prête pour intégrer une entreprise classique, chercher à l’orienter vers un travail peut ne pas être opportun, et la faire stagner ou régresser dans son cheminement vers un emploi pérenne. C’est en ce sens qu’il est important de ne pas se substituer à la personne, et de ne pas vouloir aller trop vite…

Lors des entretiens, les référents s'appuient sur les ressources de la personne. Ils essayent de lui donner envie, de la stimuler pour l’inciter à se mettre en mouvement, et à être dans l’action. Pour cela, la personne doit arriver à se projeter dans le futur, ce qui est loin d’être simple pour certains, qui sont non seulement dans le déni d’un passé proche souvent douloureux, mais aussi dans l’appréhension de ce que peut être leur avenir. L’accompagnement doit représenter une fenêtre sur un futur qui peut paraître inenvisageable, voire inatteignable ou même « dangereux ». Il faut donc respecter le rythme de progression de chaque personne, et lorsque certains semblent trop éloignés d’un emploi plein-temps dans un environnement classique, on peut imaginer une étape intermédiaire (formation, stage, travail à temps partiel dans une structure de l’économie sociale et solidaire…).

 

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